Taux11 septembre 2026 · 10 min de lecture

Taux de crédit immobilier en septembre 2026 : la hausse est repartie

graphique de l'evolution des taux de credit immobilier en septembre 2026
En brefEn septembre 2026, les barèmes moyens des courtiers s'établissent à 3,34 % sur 15 ans, 3,47 % sur 20 ans et 3,56 % sur 25 ans, hors assurance. C'est la première hausse coordonnée depuis le printemps, provoquée par l'OAT 10 ans passée au-dessus de 4 % fin juillet et proche de 4,25 % début septembre. Sur 250 000 € empruntés sur 20 ans, la remontée depuis le point bas de juin coûte 47 € par mois et 8 348 € de capacité d'emprunt.

Après six mois de stabilité, le cycle s'est inversé. Les barèmes de septembre 2026 remontent chez tous les grands réseaux de courtage, entre 3,34 % sur 15 ans et 3,56 % sur 25 ans en moyenne, hors assurance. La cause n'est pas la BCE : c'est l'OAT à 10 ans, référence du refinancement bancaire, qui a franchi les 4 % fin juillet et tourne autour de 4,25 % début septembre, contre 3,53 % en janvier. Les banques avaient absorbé cette hausse dans leur marge pendant l'été ; elles la répercutent maintenant. Cet article chiffre ce que cela change réellement sur un prêt de 250 000 €, en mensualité, en intérêts et surtout en capacité d'emprunt — et il indique quels leviers compensent plus vite qu'une variation de barème.

En bref.
  • Barèmes moyens de septembre 2026, hors assurance : 3,34 % sur 15 ans, 3,47 % sur 20 ans, 3,56 % sur 25 ans (moyenne de quatre réseaux nationaux).
  • Cause identifiée : l'OAT 10 ans au-dessus de 4 % fin juillet, 4,10 % mi-août, environ 4,25 % début septembre, contre 3,53 % en janvier 2026.
  • Dernier point officiel Banque de France : 3,19 % de taux moyen sur les nouveaux crédits à l'habitat en juillet 2026, indicateur qui décrit des offres émises en mai-juin.
  • Notre calcul sur 250 000 € / 20 ans : la hausse d'août à septembre coûte 13 € par mois et 3 100 € d'intérêts ; depuis le point bas de juin, 47 € par mois et 11 323 €.
  • Effet le plus contraignant : à mensualité constante de 1 450 €, la capacité d'emprunt recule de 8 348 € entre juin et septembre.
  • L'écart entre le meilleur et le moins bon barème atteint 0,20 point sur 15 ans : la mise en concurrence pèse plus que le mouvement de marché.

Quels sont les taux de crédit immobilier en septembre 2026 ?

Les barèmes transmis par les banques aux courtiers pour septembre 2026 marquent la première hausse coordonnée depuis le printemps. Voici les niveaux relevés chez quatre réseaux nationaux, hors assurance emprunteur et hors frais de garantie.

DuréeCafpiMeilleurtauxPrettoVousfinancerMoyenne des quatre
15 ans3,23 %3,28 %3,43 %3,40 %3,34 %
20 ans3,43 %3,40 %3,54 %3,50 %3,47 %
25 ans3,53 %3,50 %3,61 %3,60 %3,56 %

Deux lectures s'imposent. D'abord, l'écart entre le meilleur et le moins bon barème atteint 0,20 point sur 15 ans et 0,14 point sur 20 ans : à ce niveau de dispersion, mettre deux ou trois établissements en concurrence pèse plus lourd que le mouvement de marché lui-même. Ensuite, ces chiffres sont des moyennes de barème, pas des taux obtenus : un dossier avec apport, revenus stables et domiciliation bancaire décroche encore en dessous.

Côté statistique officielle, la Banque de France mesurait un taux moyen de 3,19 % sur les nouveaux crédits à l'habitat en juillet 2026, hors frais et assurance. Cet indicateur, publié avec environ six semaines de décalage, décrit des offres émises en mai et juin : il reflète donc le point bas de l'année, pas la situation de septembre.

Pourquoi les taux remontent-ils en septembre 2026 ?

La cause est nettement identifiée, et elle n'est pas monétaire : c'est le coût de refinancement de l'État français qui a bougé, pas le taux directeur de la BCE.

L'OAT à 10 ans — l'obligation assimilable du Trésor, référence de la dette française à dix ans — a franchi le seuil des 4 % fin juillet 2026, puis dépassé 4,10 % à la mi-août, un niveau que l'on n'avait plus observé depuis 2008. Début septembre, elle évoluait autour de 4,25 %, contre une moyenne de 3,53 % en janvier 2026.

Une banque qui prête à 20 ans se refinance en partie sur cette courbe. Quand l'OAT prend 0,70 point en huit mois, le taux client finit par suivre, avec un décalage de six à dix semaines lié au rythme de révision des barèmes.

Pourquoi ce décalage, et pourquoi seulement maintenant ? Parce que les banques ont d'abord absorbé la hausse dans leur marge. Le crédit immobilier reste le produit d'appel qui permet d'équiper un ménage en assurance, en épargne et en compte courant ; les établissements acceptent une marge comprimée pour tenir leurs objectifs de production. Cette absorption a duré tout l'été. Elle s'arrête en septembre.

Ce qu'il faut regarder les prochaines semaines. L'indicateur avancé n'est pas l'annonce de la BCE, c'est le niveau de l'OAT 10 ans. Un retour durable sous 4 % rouvrirait la porte à une stabilisation des barèmes en fin d'année ; un maintien au-dessus de 4,20 % rend une seconde vague de hausse probable au quatrième trimestre.

Combien coûte concrètement cette hausse sur un prêt de 250 000 € ?

Les points de base parlent peu. Voici le même prêt de 250 000 € sur 20 ans, hors assurance, aux différents niveaux de taux observés depuis le début de l'année.

Taux sur 20 ansMensualitéIntérêts totauxÉcart vs point bas
3,17 % (point bas, juin)1 407,87 €87 888 €
3,44 % (barème moyen août)1 442,20 €96 129 €+ 8 241 €
3,47 % (barème moyen septembre)1 446,05 €97 052 €+ 9 164 €
3,54 % (barème le plus haut septembre)1 455,04 €99 210 €+ 11 323 €

Entre août et septembre, sur un même dossier, la hausse représente environ 13 € par mois et 3 100 € d'intérêts supplémentaires sur la durée du prêt. Rapporté au point bas de juin, l'écart atteint 47 € par mois et 11 323 €. C'est significatif sans être dramatique : le mouvement de 2022-2023, à titre de comparaison, avait coûté plus de dix fois cette somme sur le même prêt.

L'effet le plus contraignant n'est pas la mensualité, c'est la capacité d'emprunt. À mensualité constante de 1 450 € sur 20 ans :

TauxCapital empruntablePerte vs point bas
3,17 %257 482 €
3,44 %251 352 €− 6 130 €
3,54 %249 134 €− 8 348 €

Un ménage qui avait calé son budget en juin sur 257 000 € doit donc réviser son plan de financement de plus de 8 000 € en septembre, à revenus identiques. Pour un dossier déjà au plafond des 35 % de taux d'effort, cela peut suffire à faire tomber une offre d'achat.

Faut-il déposer son dossier maintenant ou attendre ?

La réponse dépend d'où vous en êtes, pas d'une prévision de marché — que personne ne sait faire de façon fiable sur un horizon de trois mois.

Votre situationCe qui est rationnelPourquoi
Compromis signé, financement en coursBoucler viteLe taux est figé à l'édition de l'offre, pas à la signature du compromis
Recherche active, budget au plafondRefaire la simulation avant toute offre8 000 € de capacité en moins depuis juin
Projet à 6-12 moisAugmenter l'apport plutôt que parier sur les tauxL'apport agit sur le taux et sur le taux d'effort
Crédit en cours à plus de 4 %Étudier le rachat maintenantLa fenêtre se referme si la hausse se poursuit

Un point technique décisif et systématiquement mal compris : le taux qui vous engage est celui inscrit sur l'offre de prêt éditée par la banque, et la banque le maintient pendant 30 jours minimum à compter de sa réception, conformément au code de la consommation. Un accord de principe obtenu en août ne protège de rien si l'offre est éditée en octobre après une nouvelle révision des barèmes.

Attendre une baisse est un pari asymétrique. Si les taux baissent de 0,20 point dans six mois, vous renégocierez ou vous rachèterez votre crédit — l'opération est possible et son coût est connu. Si les prix du bien convoité montent ou si le bien part, la perte est définitive. Le taux se renégocie, pas l'achat manqué.

Quels leviers compensent la hausse des taux ?

Trois leviers agissent plus vite qu'une variation de barème, et ils sont sous votre contrôle.

Reste le levier des frais annexes, souvent négligé : frais de dossier, coût de la garantie (caution mutuelle plutôt qu'hypothèque dans la plupart des cas) et indemnités de remboursement anticipé, dont l'exonération peut se négocier à l'entrée. Sur un prêt de 250 000 €, l'ensemble représente plusieurs milliers d'euros, indépendamment du taux affiché.

Que se passe-t-il pour ceux qui vendent avant d'acheter ?

La hausse de septembre ne frappe pas que les acquéreurs. Elle pèse sur le marché en amont : la production de crédit à l'habitat des ménages s'est nettement repliée en juillet 2026, ce qui signifie mécaniquement moins d'acheteurs solvables face à chaque bien mis en vente.

Pour un ménage qui enchaîne une vente et un achat, la conséquence pratique est double : le délai de vente s'allonge, et le prêt relais devient plus coûteux puisqu'il se calcule sur les mêmes barèmes. L'ordre des opérations — vendre puis acheter, ou l'inverse — mérite donc d'être réétudié dans le contexte de septembre, avec une attention particulière au coût du portage si les deux opérations se chevauchent.

Du côté de l'assurance emprunteur, la hausse du taux d'intérêt rend l'arbitrage encore plus net : chaque point de taux d'effort libéré par une assurance moins chère se convertit directement en capacité d'emprunt. Sur un dossier limite, c'est souvent ce qui fait la différence entre un accord et un refus.

Questions fréquentes

Quel est le taux de crédit immobilier en septembre 2026 ?

Les barèmes moyens relevés chez quatre grands réseaux de courtage pour septembre 2026 s'établissent à 3,34 % sur 15 ans, 3,47 % sur 20 ans et 3,56 % sur 25 ans, hors assurance emprunteur et hors frais de garantie. Ces niveaux marquent une hausse par rapport à août. Le dernier taux moyen officiel publié par la Banque de France, portant sur juillet 2026, ressort à 3,19 % sur les nouveaux crédits à l'habitat.

Pourquoi les taux immobiliers remontent-ils en septembre 2026 ?

Parce que le coût de refinancement des banques a augmenté. L'OAT à 10 ans, référence de la dette française, a franchi 4 % fin juillet 2026, dépassé 4,10 % à la mi-août et atteint environ 4,25 % début septembre, contre 3,53 % en janvier. Les banques avaient absorbé cette hausse dans leur marge pendant l'été pour tenir leurs objectifs de production ; elles la répercutent désormais sur les barèmes clients.

Combien coûte 0,10 point de taux en plus sur un prêt de 250 000 € ?

Sur un prêt de 250 000 € sur 20 ans, passer de 3,44 % à 3,54 % fait monter la mensualité de 1 442,20 € à 1 455,04 €, soit environ 13 € de plus par mois, et augmente le coût total des intérêts d'environ 3 100 € sur la durée du prêt. À mensualité constante, cela représente aussi 2 218 € de capacité d'emprunt en moins.

Faut-il acheter maintenant ou attendre une baisse des taux ?

Si un compromis est signé, l'urgence est de boucler le financement : le taux est figé à l'édition de l'offre de prêt, que la banque maintient au moins 30 jours, et non à la signature du compromis. Pour un projet à six ou douze mois, augmenter l'apport agit à la fois sur le taux obtenu et sur le taux d'effort, ce qui est plus sûr qu'un pari sur les barèmes. Un taux se renégocie plus tard ; un achat manqué, non.

Quel salaire faut-il pour emprunter 250 000 € en septembre 2026 ?

À 3,47 % sur 20 ans, la mensualité d'un prêt de 250 000 € ressort à 1 446 € hors assurance, soit environ 1 520 € avec une assurance à 0,10 % du capital initial. Avec la limite de 35 % de taux d'effort fixée par le Haut Conseil de stabilité financière, cela suppose des revenus nets du foyer d'environ 4 340 € par mois, hors autres crédits en cours.

Comment compenser la hausse des taux de septembre 2026 ?

Trois leviers agissent plus vite qu'une variation de barème. La délégation d'assurance emprunteur, possible à tout moment et sans frais depuis la loi Lemoine, est le premier gisement d'économie et allège directement le taux d'effort. La mise en concurrence de plusieurs banques permet de capter jusqu'à 0,20 point d'écart entre barèmes. Enfin, raccourcir la durée de 25 à 20 ans fait gagner environ 0,09 point.

Qui écrit cet article ?

Équipe LeCreditImmo — Nous suivons chaque mois les barèmes transmis par les banques aux réseaux de courtage, les statistiques de la Banque de France sur les nouveaux crédits à l'habitat et le niveau de l'OAT 10 ans, et nous recalculons leurs effets sur des dossiers types. Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé ni une offre de prêt.

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Sources : Banque de France — Crédits aux particuliers · Agence France Trésor — taux de l'OAT · HCSF — décision relative aux conditions d'octroi de crédit immobilier · Code de la consommation, art. L313-34 (maintien de l'offre 30 jours) — Legifrance · Mis à jour le 11 septembre 2026

Équipe LeCreditImmo · lecreditimmo.com